Extrait de DIAPASON

ARCAM DV137


Points forts Excellente écoute en CD comme en SACD. Très grande limpidité. Conception résolument audiophile.

Points faibles Légère accentuation dans le haut du spectre.

Caractéristiques
• Type : lecteur de SACD, CD, DVD-Audio et Vidéo.
• Sorties numériques: optique et coaxiale.
• Prise casque : non.
• Origine : Angleterre.

Ce lecteur multiformat offre d’excellentes performances en CD comme en SACD. Conformément à nos pratiques, nos tests se sont effectués avec les deux supports, car la qualité musicale en CD est toujours décisive dans notre jugement. Les limites des lecteurs sont, alors, plus faciles à cerner, contrairement à l’écoute en haute définition qui apporte une plus-value notoire en matière de résolution mais qui rend également la perception des défauts plus malaisée... Ce très beau lecteur, à l’excellent rapport qualité-prix, réellement universel, est équipé d’un convertisseur Wolfson 24 bits/192 kHz pour les six canaux audio. L’alimentation a fait l’objet d’un soin particulier. Les performances vidéo sont de premier ordre, grâce à l’emploi du processeur Zoran Vaddis capable, nous assure-t-on, de reproduire la meilleure image possible. On notera enfin la présence de la connexion HDMI, qui permet d’assurer le transfert de la plus haute qualité vers le téléviseur. S’ajoutent à cela les sorties vidéo à composantes. En CD, l’écoute est d’une «fraîcheur » inattendue pour une platine universelle. A de très rares exceptions près, les lecteurs multiformats nous ont, en effet, habitués à une certaine aseptisation, sensible, en particulier, à l’écoute des CD traditionnels. L’image sonore est homogène, dénotant toutefois une très légère accentuation dans le haut du spectre. Les timbres sont déliés, agréables, la caractérisation des instruments bien négociée. Tout est remarquablement limpide, sans crispation d’aucune sorte. L’image stéréo est d’une remarquable stabilité, très bien construite, avec beaucoup de relief. La définition paraît légèrement « dopée » par cette petite accentuation dans l’aigu mais la cohérence est préservée. Enfin, les gradations dynamiques n’appellent aucune réserve. En SACD, l’image sonore se déploie avec beaucoup de séduction, beaucoup de naturel. L’équilibre spectral est très homogène avec, à nouveau, cette petite coquetterie jamais excessive et finalement assez charmeuse... Les timbres possèdent une certaine classe et une belle diversité. Les chœurs féminins dans les Saisons de Haydn, dirigés par René Jacobs (Harmonia Mundi), frappent par leur évanescence, leur côté arachnéen, parfaitement en situation. La ductibilité des cordes n’entame jamais la franchise des attaques. L’image multicanal se déploie avec une aisance confondante, parfaitement frontale, comme il convient. La spatialisation, très convaincante, abolit la présence des murs. Les chanteurs solistes s’apparentent à de véritables hologrammes en trois dimensions. La définition ne laisse, bien entendu, rien à désirer, à la faveur d’une limpidité cristalline. Enfin, la dynamique, généreuse, préserve, avec talent, la dimension émotionnelle de la musique.